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Comment se libérer la laxophobie

La laxophobie, bien que souvent méconnue, peut être très handicapante au quotidien. Heureusement, il existe des solutions efficaces et concrètes pour surmonter cette peur et reprendre  contrôle de votre vie . 

Voici les différents aspects qui sont travaillés en thérapie lorsque l’on travaille sur la laxophobie :

laxophobie

Origines de la laxophobie :

Pour surmonter la laxophobie, il est essentiel de comprendre d’où elle vient.

  • Cette peur naît souvent à la suite d’un événement marquant, par exemple :
    Une crise de diarrhée dans un contexte social vécu comme humiliant
  • Une douleur abdominale intense sans possibilité d’accéder rapidement à des toilettes

Ces expériences peuvent laisser une empreinte traumatique. Elles créent un lien fort entre anxiété et peur de revivre la situation. Identifier ce mécanisme est une première étape essentielle pour amorcer un travail en profondeur et avancer sereinement.

Travailler sur la Phobie :

Lorsque la laxophobie est liée à un souvenir marquant (comme une crise dans un lieu public ou une situation vécue comme humiliante), il est fondamental de traiter ce traumatisme.

L’EMDR est une méthode particulièrement efficace pour cela : elle permet de désensibiliser ces souvenirs et de libérer la charge émotionnelle associée.

En apaisant le système nerveux, la peur devient progressivement moins envahissante, ce qui facilite un retour à une vie plus libre et sereine.

guerir de la laxophobie
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Symptômes comportementaux

Pour apaiser l’anxiété liée à la laxophobie, il est fréquent d’adopter des stratégies d’évitement ou de contrôle. Si elles semblent efficaces sur le moment, ces habitudes renforcent inconsciemment la peur et l’ancrent dans le quotidien.

Parmi les comportements les plus courants, on retrouve :

  • L’évitement : limitation des déplacements, refus du covoiturage, planification rigide pour éviter toute situation imprévisible.
  • Réassurance : passage systématique aux toilettes avant de sortir, port de protections hygiéniques « au cas où », recours préventif à des médicaments comme l’Imodium.

Ces réflexes de protection, bien qu’apaisants à court terme, renforcent inconsciemment la croyance qu’un risque majeur est présent. Une étape essentielle du travail thérapeutique consiste donc à repérer ces mécanismes et à les désamorcer progressivement pour retrouver liberté et sérénité.

Travailler sur la Philie :

Dans la prise en charge de la laxophobie, un élément essentiel est souvent laissé de côté : l’exploration des affects positifs excessifs, aussi appelés philies. Ces attachements émotionnels, bien que perçus comme « positifs », peuvent en réalité renforcer inconsciemment la peur.

Des spécialistes comme le Dr John Demartini ou Jim Knipe, en lien avec les découvertes récentes en neurosciences, ont mis en lumière une relation étroite entre phobie et philie.

Plus une personne idéalise un état opposé à ce qu’elle redoute — par exemple, un besoin extrême de maîtrise, de propreté ou de contrôle —, plus elle développera une angoisse disproportionnée face à l’idée d’une perte de contrôle intestinale.

En intégrant ce travail de fond sur les philies, il devient possible de réduire la charge émotionnelle liée à la peur, et de prévenir efficacement les rechutes. À l’inverse, se concentrer uniquement sur les manifestations phobiques sans adresser ces attachements sous-jacents risque de laisser intact le terrain favorable à l’anxiété.

Or, cette approche reste encore peu connue et peu pratiquée. Rares sont les professionnels formés à ce type d’accompagnement global, ce qui explique que certains traitements manquent de profondeur et n’apportent qu’un soulagement temporaire.

guerir de la laxophobie

En résumé :

Sortir durablement de la laxophobie nécessite une approche globale et structurée, combinant plusieurs leviers thérapeutiques et personnels :

01.

Explorer les racines du trouble : Il est essentiel de revenir sur les événements marquants ou les chocs émotionnels du passé. Des méthodes comme l’EMDR permettent de désensibiliser les traumatismes qui ont pu alimenter la phobie.

02.

Modifier les schémas comportementaux : Une prise de conscience ne suffit pas si elle ne s’accompagne pas de changements concrets. Tant que les mécanismes d’évitement ou les comportements de contrôle (comme repérer en permanence les toilettes ou restreindre son alimentation) sont maintenus, la peur reste active. L’accompagnement consiste donc à désamorcer ces stratégies, étape par étape.

03.

Travailler la « philie » : On parle ici de l’attrait ou du soulagement excessif associé à certaines sécurités (comme rester chez soi ou éviter les transports). C’est l’autre versant du travail thérapeutique, souvent négligé, mais pourtant indispensable.

04.

Renforcer la régulation du stress : Apprendre à apaiser le système nerveux par des techniques de relaxation, de respiration ou de méditation joue un rôle clé dans la sortie de la phobie.

05.

Développer l’intelligence émotionnelle : Mieux comprendre ses émotions, savoir les accueillir et les réguler sans les fuir, c’est construire une base solide pour la transformation intérieure.

06.

Canaliser son attention de manière constructive : L’esprit a tendance à se fixer sur ce qui fait peur. Savoir orienter son attention vers ce qui rassure et apaise, c’est une compétence qui s’entraîne.

07.

Travailler en profondeur avec l’inconscient : Les blocages persistants résident souvent à un niveau plus profond. Des approches ciblées permettent de reprogrammer les croyances limitantes et d’ancrer durablement un sentiment de sécurité intérieure.