Quelques conseils au naturel

Comment marche notre corps ? Quels médicaments utiliser ?

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Quelques conseils au naturel

Message par yannick » Sam 04 Nov 2006, 14:29

Des soins antisymptomatiques seront d'une très grande utilité, en attendant que le traitement général agisse :
1°) Les protecteurs de la muqueuse gastrique;
2°) Les antispasmodiques musculotropes : ils agissent au niveau du muscle lisse spasmé ;
3°) Les antispasmodiques parasympatholytiques.

• Protecteurs de la muqueuse intestinale
Ils doivent être conseillés de manière systématique de manière à protéger la muqueuse intestinale. A cet effet, le JUS DE CHOU est le plus puissant des protecteurs naturels de la paroi gastrique .

• Antiputrides
a) L'argile: 1 c. à café dans un grand verre d'eau au début des repas ou 2 gélules au début des repas. Ou 2 gélules d’ARGILE VERTE Herbolistique
b) Le CHARBON VEGETAL permet d'absorber les gaz intestinaux et prévient les putréfactions intestinales trop abondantes .

• Oligothérapie
Le MANGANESE-COBALT est d'une très grande utilité chez tous les colitiques et notamment, chez les malades dont l'anxiété domine souvent le tableau clinique de cette affection.

• Antispasmodiques musculotropes - parasympatholytique
- La valériane a très souvent une action miraculeuse pour lutter contre l'hyperactivité spasmodique de la paroi du côlon. Cette plante a de plus l'avantage d'avoir une double fonction : antispasmodique, parasympatholytique et antispasmodique musculotrope. 2 gélules de VALÉRIANE Racine Herbolistique au début des deux principaux repas.

• Le pollen
- On peut compléter les soins par 1 c. à soupe de POLLEN EN PELOTE le matin avant le petit déjeuner ; le pollen contient en effet de nombreux enzymes et des substances antibiotiques utiles pour traiter la colite .

• Eupeptiques
- Ils facilitent la digestion et permettent ainsi une meilleure assimilation des aliments. Par exemple : 20 goutte 3 x j 15 minutes avant les repas de ILLICUM ANISATUN (badiane) en teinture mère dans un peu d’eau donne de bons résultats.

La diététiques des colopathies
Les modifications diététiques peuvent jouer sur :
· la présence d'hydrates de carbone non digestibles ;
· la présence d'hydrates de carbone de digestibilité choisie ;
· l'équilibre protides-glucides modulant l'équilibre putréfaction-fermentation ;
· la rapidité du transit du grêle qui fournit le chyme idéal du côlon droit. Les graisses cuites entraînant une chasse biliaire, les produits hyperosmolaires entraînant un appel d'eau accélèrent le transit et fournissent au côlon droit un chyme très abondant et très riche ;
· la présence de sucres entraînant des intolérances volontiers associées: intolérance au lactose fréquente dans les colopathies .

- Le régime d'épargne colique « mise au repos » du côlon
1°) suppression de tous les accélérateurs du transit, de toutes les sources de lignine de cellulose et d'amidon mal digestible, soit
· les légumes vert, les fruits ;
· le pain ;
· les pâtisseries ;
· les fritures et graisses cuite s;
· les charcuteries, viandes grasses et fromages gras ;
· les produits sucrés concentrés ;
· les épices et condiments ;
· le lait et laitages (en cas d'intolérance au lactose).
- Sont permis :
· les viandes tendres ;
· le jambon maigre, poisson maigre, oeuf bien cuit ;
· les pâtes alimentaires et le riz ;
· la farine précuite, maïzena, tapioca ;
· les fromages à pâte cuite (gruyère, comté, etc.) ;
· les gelées de fruits ;
· les boissons modérément sucrées.
Les repas sont si possible fractionnés et il est évident qu'un tel régime n'est imposé durant de longues périodes que dans les cas rebelles .
- Réintroduction des aliments cellulosiques (après le régime d'épargne colique qui est conseillé de 1 à 2 mois) Le régime est élargi par la réintroduction progressive des aliments cellulosiques et de l'amidon de pomme de terre, des aliments gras, des aliments lactés.
a) Réintroduction des aliments cellulosiques :
- dans un premier temps. légumes peu riches en cellulose digestible: pommes de terre, carottes jeunes, pointes d'asperges, coeurs d'artichauts toujours cuits. en purée ou hachés et longuement mastiqués ; fruits mûrs cuits en compote puis en morceaux :
- dans un second temps : légumes plus riches en cellulose, cuits, endive, salades, aubergines, fruits cuits bien mûrs : Les légumes secs, les choux et choux-fleurs, poireaux. Céleris, pommes et pruneaux, pain frais et céréales restent plus longtemps exclus.
b) Réintroduction des graisses :
- dans un premier temps: fromages et beurre frais ;
- dans un second temps : beurre cuit de préparation sans surchauffe ; friture et sauce grasse. charcuterie et conserves grasses restent plus longtemps exclues,
c) Réintroduction des laitages :
- yaourt et lait écrémé cuit et incorporé aux aliments.
Bien entendu. il ne s'agit là que d'un schéma. les tolérances individuelles conditionnent beaucoup plus que la théorie l'application d'une telle diététique.
• Cas particuliers
1°) Colopathie avec putréfaction
La putréfaction est évoquée devant l'émission de selles liquides ou hétérogènes. nauséabondes et de gaz fétides ; l'analyse des selles montre la diminution des acides organiques, l'augmentation de l'ammoniac avec élévation du p.H et la présence d'albumine d'origine colique.
Le régime doit : diminuer notablement l'ingestion d'aliments riches en protides : viandes, gibiers, charcuteries, abats. Poissons, fromages, légumes secs.
2°) Colopathie avec fermentation
La fermentation est évoquée devant l'émission de selles pâteuses ou liquides, homogènes et brûlantes. L'examen des selles montre l'augmentation de la cellulose digestible, de l'amidon. l'importance de la flore iodophile et l'augmentation des acides.
Le régime doit restreindre la cellulose digestible et l'amidon. Dans les formes plus graves, seuls sont tolérés : riz, tapioca, pâtes alimentaires; en quantité modérée, pain grillé et biscottes. En fait, bien souvent, ces colopathies sont déclenchées par un déséquilibre évident (pain frais) et réduites par une restriction modérée.
3°) Colopathie avec constipation
La diététique n'est pas simple ; en effet, le traitement de la constipation bénéficierait :
- de l'augmentation du lest, donc de la cellulose et des lignines, pain complet, légumes verts cuits ou crus, fruits frais ou desséchés et trempés riches en pectine (hémicellulose très hydrophile) comme les classiques pruneaux ;
- de la stimulation du péristaltisme par les fermentations acides (amidon, cellulose digestive) ;
- de l'action cholérétique des aliments gras: huile d'olive, crème fraîche, jaune d'oeuf.
Mais ces modifications peuvent être irritantes et mal supportées, sources de ballonnements, de distensions, de douleurs, de poussées de diarrhée.
Un régime de colopathie est peut-être souhaitable, quitte à augmenter le lest de manière artificielle par des mucilages, à favoriser le péristaltisme par les péristaltogènes conseillés sous forme de préparation phytothérapique.
Il est parfois plus difficile de lutter contre des régimes sévères de restriction, que le patient s'est imposé peu à peu et suit scrupuleusement et qui conduisent à la dénutrition, que d'établir un régime équilibré qui permette une vie sociale et familiale normale.
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yannick
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