Rivotril : 3 jours sans douleurs !

Comment marche notre corps ? Quels médicaments utiliser ?

Modérateur: Modo_Team

Rivotril : 3 jours sans douleurs !

Message par Raphael » Dim 19 Sep 2010, 22:07

Bonjour à tous,

Je viens partager avec vous un répis tout récent mais déjà tellement énorme pour moi !
Préliminaire => Blabla inutile a écrit :Depuis plusieurs mois, mes symptomes sont devenus proprement insupportables, je souffre en permanence de crampes et spasmes, douleurs, balonements, de gazcoincés qui ne veulent pas sortir. J'ai une constipation terminale fonctionnelle (selles molles mais qui ne sortent pas) carabinée, avec évacuation incomplète et faux besoin. Ma constipation me donne de terribles douleurs aux aines (surtout gauche) avec les colon presque saillant à ce niveau. les douleurs me lancent dans le dos et descent dans les jambes, comme une sciatique. Et de temps en temp j'ai des journées de débacles de diarrhées en réaction (fausses diarrhées).
C'est bien, simple depuis qq mois dernier je pense au suicide presque tous les jours ...

Il y a deux semaines de celà, par dépis, j'ai pris RDV avec un nième gastro entérologue qui m'a prescrit deux examens : Un temps de transit du grèle (pour voir ou "ça coince") et une coloscopie.
Jeudi, j'ai fait la coloscopie. J'en étais pas à mon premier coup d'essai : J'en ai déjà fait une il y a 7 ans.
Bref, mercredi soir à 21h, j'avale les 3,5l de cette préparation immonde en 2heures. Et là, jusuqu'à 3 heures du matin: Rien n'est sorti ! J'avais de violents spasmes et l'impression de devoir me vider: Mais rien. Le coté gauche du colon était rempli de ce liquide et dur comme du bois. Ca me faisait un mal de chien et me lançait dans le dos et les jambes. Une horreur ! J'étais près de chialer de rage. Puis petit à petit le lavement est passé, en toute petites quantités, avec de grosses douleurs, qui me donnaient des vertiges. J'avais l'impression que la fin de mon colon était fin comme le chat d'une aiguille.
J'aurais juré que j'avais un fécalome, ou une hernie ou une hémorroïde interne qui bouchait le tout.

Mon seul soulagement, c'est que je me disais qu'ils le verraient bien à la colo, ce truc qui bouche !

J'ai passé une toute petite nuit, et le lendemain à 11h, 1h avant d'aller à la clinique, je faisais encore des aller retours aux chiottes pour finir de vider cette saloperie par petites quantités.

Bref, l'examen lui même s'est très bien passé, anesthésié générale et tout.

Au réveil, le gastro vient me voir pour le diagnostic: Bon, on a rien vu. Tout est niquel, pas même un polype. On a fait des biopsies tout le long et vous aurez vos résultats la semaine prochaine.
"Quoi, mais vous êtes arrivé à passer ? J'ai l'impression que mon colon est nécrosé ! Large comme une aiguille"
"Ah, non, il est très spasmé oui, mais ça nous a pas posé de problème particulier. On a été jusqu'au sigmoïde"

Bref, je suis encore une fois dégouté d'avoir un examen sans aucun "résultat". Après être sorti des vapes, je vais voir son secrétariat. elle me dit de passer la semaine suivante pour récupérer les résultats des biopsies.
Là je lui demande : "Mais je voudrais un autre rendez-vous, pour un suivi avec ce gastro, d'autres examens, mettre en place un traitement." !!!
Elle me répond "Ah ben, non, on a rien trouvé, on va envoyer les résultats à votre généraliste et il vous prendra en charge".

Putain mais c'est quoi leur métier à ces gastroentérologues de merde !!! C'est plutôt des gastros-cancérologues. A partir du moment ou on n'a pas de maladie mortelle, on les fait chier, c'est du chiquet pour eux.

Quand on pense que prêt de 30% des consultations chez les gastro concernent des pathologies fonctionnelles, on se dit que ces guignols n'ont rien compris à leur métier. Comment peut on à ce point ignorer la dimension holistique d'un être humain et rester le nez collé à son petit organe de spécialiste sans envisager ses interactions avec le reste du corps. Tous les médecins occidentaux devraient faire des échanges et des stages avec les médecins asiatiques. Si on combinait une vision globale du patient et de la pathologie avec la biologie chimie / pharmacie moderne, on ferait des miracles !

Bref, le Jeudi soir j'en voulait à la terre entière, j'étais désespéré. Du coup, j'appelle mon médecin traitant et lui dit que je veux le voir d'urgence. J'ai un rendez vous le lendemain à 8h30.
Le lendemain, j'étais presque en larmes chez lui. Je lui dis (sans minimiser cette fois) à quel point je suis au bout du rouleau; Tous les traitement que j'ai essayé en vain, et que je veux passer à la vitesse supérieure. Je lui dis aussi que j'ai vu 3/4 témoignages + une étude sur internet d'américains soigné miraculeusement avec de faibles doses de RIVOTRIL (un anti-epileptique / anxiolitique de la famille des benzo).

Mon médecin est ouvert. Il sait que ce médicament agit positivement sur les douleurs de type neuropathiques (=générée par le cerveau en l'absence de stimulation de l'organe = type fibromyalgie). Du coup, il me suit pour tenter le coup.
Il me prescrit :
- RIVOTRIL 6 goutte / soir
- Meteospasmyl : 3x2 gelules / jour
- Bedelix avant repas copieux

Je suis vraiment content de ce médecin. D'autres ont davantage de mal à encaisser la révolution internet et à se faire dicter ce qu'ils doivent prescrire, ils préfèrent garder le contrôle et leur piédestal de médecin; même si eux même ne se mettent pas à la page des dernières découvertes.

- Bref, vendredi à 9h, j'ai la prescription
- Vendredi matin je souffre du bide toute la matinnée
- Vendredi midi, je décide de tenter le coup. J'achete le Rivotril et prend 3 gouttes + 2 météospasmyl.
- Vendredi apres midi - soir : Aucune douleur
- Vendredi soir : 3 dernière gouttes
- Samedi aucune douleur le matin !!! Ca fait des mois et des mois que ça ne m'était pas arrivé !!
- Samedi aprem, je fais des courses, dépose ma voiture au garage, fais du shopping pendant 4 heures en attendant : Sans aucun stress du ventre, sans douleurs, sans mon esprit accaparé à 80% par le bide. En allant chercher ma voiture au garage, je sens que je commence à a avoir envie d'aller aux toilettes. Mais sans besoin impérieux, ni douleurs, ni spasmes ...
Je rentre chez moi tranquillement et fais mon affaire tranquillement, sans forcer ni pousser et sans douleurs (miracle là encore) !!
- Samedi soir, je suis invité chez des amis : On se fait péter le ventre de barbaq ! + vin + chips guacamole .. etc.
J'ai pris un bédélix avant d'y aller. Je me sens balloné après le repas, mais sans plus. On otut le monde l'est un peu. J'ai pas vraiment mal.
Je prends mes 6 gouttes de RIVOTRIL le soir avant de me coucher.
- Dimanche: J'ai RDV à 9h sur un parking de centre commercial pour aller grimper toute la journée.
D'habitude, je me lève toujours avec le mal de bide, je stress à mort et une fois sur 2 j'annule au dernier moment quand les douleurs / la chiasse sont trop fortes (mes potes sont au courant à force).Et avec le repas de la veille, d'ordinaire, c'est fatal.

Mais là !! Aucune douleur le matin. Pas d'envie d'aller à la selle : Pas grave : Je me prépare en 30 minutes, je prends ma voiture. La journée est belle, je me sens détendu, je ne sens pas mon ventre ... Je ne suis plus centré sur mon nombril, je profite du beau temps, je suis ouvert et présent !
Je ne savais même plus que c'était possible. Je rejoins mes potes sur le parking et on se fait une magnifique journée de grimpe. J'ai même pas besoin d'aller d'eclipser derrière un buisson pour me soulager comme ça m'arrive souvent.

Putain mais quel soulagement !

Alors voilà. j'espère vraiment que ce n'est pas temporaire. Que je ne vais pas faire un "glissement térapeutique" (retour des douleurs après que le corps s'habitue)

Par contre, ce traitement n'est pas anodin.
c'est une molécule de la famille des benzo (Xanax, Librax, et cie): Avec accoutumance, dépendance.
Si je sens que je dois augmenter les doses. Je dois retourner voir mon médecin pour alterner avec des molécules cousines.
Il y a aussi certains effets secondaires :
- Troubles de la mémoires (rien remarqué jusqu'à présent, et pas à cette dose selon mon médecin)
- Trouble de la libido : Peut être un peu oui. Mais bon, célibataire comme je suis c'est pas très grave..
Et même plus, si le mieux être continue, je vais peut être pouvoir envisager de cesser de repousser les quelques occasions qui se présentent à moi !
- Troubles de la diction (j'ai ien re-mar-mar-marquéqué non pu)

Il se peut aussi que le mieux être soit dû à d'autres facteurs : Colon tout propre et sans toxine après la colo (mais j'avais encore mal vendredi matin alors bon).
Action bénéfique de l'ultra levure prise pour refaire ma flore après la vidange (auquel cas, pour le prix que ça coute, je continuerais)

Mais bon arrêtons de se poser des questions, je savoure ce bref répis en espérant qu'il dure.
Je vous tiendrais au courant de l'évolution des choses.

Essayez de tenter de coup, parlez en à votre médecin aussi.

Bises à tous.
A bientôt,
Raph
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Raphael
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Re: Rivotril : 3 jours sans douleurs !

Message par redge972 » Mer 22 Sep 2010, 17:32

Salut raph!!!
Je suis hyper content pour toi !!
J'espère vraiment que ton etat restera dans ce sens et que tu pourras retrouver une vie quasi normale !!
Mais tiens moi - nous au courant de ton evolution !!

Tient le coup raph et tchimé red !!

Redge
Même le mal se fait bien

On rigole, on rigole mais on ne voit tjs pas le fond du Bol

Un jour les Colopathes Dominerons le monde mais pas demain y a rdv chez le gastro :D
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redge972
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