Les Prises en charge psychologiques

Discussions relatives aux processus psychologiques liés à la maladie.
Comment sortir d'une attaque de panique ? Comment se préparer à une épreuve ? Quelle attitude adopter ?

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Les Prises en charge psychologiques

Message par Zackoune » Sam 19 Août 2006, 19:53

LA THERAPIE COGNITIVO-COMPORTEMENTALE


Cette therapie est souvent appliquée dans les obsessions et les compulsions. Elle est même considérée comme très efficace.

Son but :
Modifier les comportements et les cognitions (c'est a dire les croyances) des gens aux prises avec ce genre de trouble.

Le principe de base de la modification des comportements reposent sur l'exposition aux situations qui entraînent de l'anxiété. Cette technique s'appelle la désensibilisation et elle se fait habituellement de façon progressive. Au départ, le patient est exposé à certaines situations via son imagination. Il commence par des situations dont l'intensité est modérée et passe ensuite a des situations dont l'anxiété est de plus en plus forte. A chaque étape, le patient doit arriver faire diminuer son niveau d'anxiété mais il est bien évidemment aidé par le thérapeute. L'étape suivante, le patient est exposé à des situations réelles selon sensiblement le même principe. Il faut savoir qu'un travail est aussi fait au sujet des rituels. Le patient doit apprendre a y résister et trouver d'autres moyens de contrôler son anxiété.

Pour ce qui est du travail au niveau des cognitions, le but est d'arriver a modifier les croyances et l'imagerie mentale. Les croyances peuvent être conscientes ou inconscientes et souvent rattachées à des schémas de culpabilité et de responsabilité. Le thérapeute amène le patient à observer ses différentes pensées puis l'aide a les modifier. Ensuite, le patient est amené à supprimer ses mécanismes de défense afin d'être confronté aux pensées intrusives. Qui plus est, l'irrationalité de ses croyances est mise en évidence. Pour finir le patient est exposé à la réalité afin de se rendre compte que ses craintes sont injustifiées.

N'oublions pas que cela est fait de manière complètement progressive.
Le but est de pouvoir repartir dans nos activités quotidiennes sans avoir à craindre quoi que ce soit quant à nos idées obsessionnelles.
Dernière édition par Zackoune le Mer 23 Août 2006, 7:43, édité 1 fois.
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Message par Zackoune » Sam 19 Août 2006, 19:53

LA PSYCHANALYSE


Exploration de la vie psychique consciente et inconsciente

Freud, à la charnière des XIXe et XXe siècle élabora une théorie selon laquelle notre psychisme est dépendant de sa partie enfouie, l'inconscient, où affluent nos pulsions et s'enfouissent nos refoulements. Dans les conflits entre conscient et inconscient, il perçut l'origine d'un certain nombre de troubles psychiques médicalement inexplicables. Faire émerger ces conflits pouvait permettre de les dénouer. Ainsi naquit la psychanalyse, fondée sur la verbalisation aussi complète et libre que possible, sur l'écoute des souvenirs, des rêves, des associations d'idées ou d'images qui viennent spontanément à l'analysant et permettent de reconstituer sa genèse psychique. Elle est donc à la fois théorie qui a complètement modifié la conception que l'on avait de l'être humain et méthode de cure. Aujourd'hui il existe un grand nombre d' "écoles" psychanalytiques, chacune avec ses particularités, mais sans remise en cause radicale des concepts du Maître.

Méthode : Etendu sur le divan, le client peut projeter sur son analyste, assis derrière lui, des sentiments refoulés inconscients. Associations libres, analyse du transfert, interprétation des rêves. Travail individuel d'environ cinq ans.
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Message par Prout Man » Jeu 31 Août 2006, 23:18

La thérapie cognitivo-comportementale, ça me semble vraiment un principe séduisant, lorsque le stress apparait dans ces situations si caractéristiques (cours, file d'attente, transports en commun...). Dans la pratique je me souviens m'être renseigné rapidement, il me semble que c'est sur de longues séances et pas très abordable financièrement, pour ne pas dire très cher en fait.

Témoignages bienvenus :- )
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Message par Zackoune » Ven 01 Sep 2006, 2:25

Tu trouveras des therapeutes comportementalistes dans beaucoup de CMP, centre médico-psychologique, qui je le rappelle ne demande pas d'intéressement financier. :jap:
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Hypnotherapie?

Message par clairette » Mer 13 Sep 2006, 17:21

Quelqu'un a eu des resultats avec ces methodes la?

Zackoune, peut-etre pourrait-on rajouter l'hypnotherapie sur la liste? Le but est egalement de reprogrammer le cerveau en quelque sorte, et son efficacite a ete prouve pour la colopathie.
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Message par marie » Mer 13 Sep 2006, 20:40

coucou Zackoune....Connais-tu un bon hypnothérapeute dans le 92 stp ?
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Message par Zackoune » Jeu 14 Sep 2006, 7:10

L'hypnotherapie hummm...
J'vais me renseigner sur le sujet et je vous posterai tout ca des que possible.

Et concernant les adresses, je ne peux que vous renvoyer vers les pages jaunes.

http://www.pagesjaunes.fr/pj.cgi


Suffit de rentrer le mot hypnotherapeute, le departement et vous en trouverez plusieurs.
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Thérapies analytiques

Message par Api » Sam 16 Sep 2006, 8:19

On parle beaucoup actuellement des thérapies comportementales concernant les phobies diverses.
Si cette approche permet de dépasser des symptômes gênants voire handicapants, elle peut, dans certains cas, refouler le véritable problème dans l'inconscient avec le risque (plus que probable) que celui-ci réapparaisse autrement, de façon de plus en plus violente.

Pour l'approche psychanalytique, la phobie n'est que le "signal d'alarme" d'un problème sous-jacent. C'est le haut de l'iceberg et il est indispensable pour guérir vraiment, d'explorer le dessous.

Il n'est pourtant pas indispensable de s'allonger sur un divan pendant dix ans et de tout retourner. Il s'agit de comprendre le message de "cette phobie". Aujourd'hui, les praticiens mettent en place des traitements courts très efficaces.

Je me permets de vous citer un petit texte d'une psychologue canadienne notamment publié sur l'excellent site de l'émétophobie (emetophobie.net) qui est une phobie très proche de la nôtre :

...Il en est de même pour ces peurs qui ont une apparence «irrationnelle» et qui nous empoisonnent la vie. Si nous les considérons superficiellement, nous n'y trouvons pas de sens et nous concluons qu'il faut à tout prix nous en débarrasser pour retrouver la quiétude. Certains de professionnels de la santé soignent l'angoisse, la panique et les phobies dans cette perspective.

Ce n'est pas une solution satisfaisante à mes yeux et pour les professionnels qui ont une vision humaniste ou psychanalytique de ces problématiques. Nous dirons, comme les psychologues déjà consultés l'ont affirmé, que l'angoisse et la peur constante de vomir sont un «signal d'alarme». En d'autres mots, ce sont des réactions qui servent à attirer l'attention sur quelque chose qui ne va pas dans notre vie (autre chose que le symptôme lui-même, même s'il est très inconfortable).

Mais la plupart des gens qui sont aux prises avec ce genre de symptômes ont tendance à focaliser leur attention sur ce qui les dérange au premier niveau, c'est à dire sur leur symptôme (ici, la peur de vomir). Ils ont aussi tendance à être obsédés par ce symptôme au lieu de le considérer comme un signe.

Le professionnel qui comprend le mécanisme de l'angoisse et des phobies invite son client à porter son attention sur autre chose: sur ce qui ne va pas, par ailleurs, dans sa vie. Dans l'exemple qui nous occupe ici, les psychologues ont apparemment repéré un problème de relation avec la famille. Ils ont peut-être ainsi identifié l'origine du symptôme. Par exemple, la peur de vomir pourrait signaler que cette personne cherche à tolérer une situation insoutenable.

Il n'est pas nécessaire (et généralement pas possible) d'accepter d'emblée les conclusions du psychologue. En effet, n'étant pas dans la peau du client, il lui est difficile de cerner très précisément le problème vécu subjectivement par ce dernier. S'il a cru détecter un problème particulier (à partir de ce qui lui a été présenté en entrevue), il est bien possible qu'il vise juste. Mais il peut aussi se tromper. L'essentiel ici n'est pas qu'il identifie lui-même le problème exact, mais plutôt qu'il amène son client à se détourner du symptôme pour en rechercher la cause réelle.

Il est important de suivre cette directive du psychothérapeute. Lorsque nous développons des symptômes aussi envahissants, c'est toujours parce que nous avons trop longtemps nié ou banalisé un problème réel et important. C'est en effet ce que nous avons naturellement tendance à faire lorsque le problème nous semble trop difficile ou impossible à résoudre. Mais cette méthode conduit directement dans une impasse où le problème ne peut que s'aggraver...


Les patients très phobiques ont très souvent eu des enfances compliquées avec un grand sentiment d'insécurité. Séparations, divorces, parents immatures, violents physiquement ou psychologiquement, alcooliques, etc. L'angoisse de séparation, le besoin de tout contrôler, la peur de perdre la maîtrise des évênements sont intenses.

En comprenant d'où tout cela vient, nous pouvons arriver à prendre conscience que c'e sont des situations qui appartiennent à notre enfance qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui et prendre de la distance. Je raccourcis volontairement mais c'est le début de la guérison.
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Message par Zackoune » Lun 18 Sep 2006, 1:35

Je dois avouer que je n'ai pas assez de recul pour confirmer ou infirmer tes propos.
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Message par Api » Lun 18 Sep 2006, 17:07

C'est juste l'angle de vue de certaines personnes.
Heureusement, il existe différents types de thérapies pour les différents types de personne.
Chacun peut y trouver une optique qui lui convient.
Je trouve qu'on appuie beaucoup sur les thérapie purement comportementales et je pense que certain(e)s peuvent ne pas s'y retrouver.
Vive la diversité !
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Message par Prout Man » Dim 24 Sep 2006, 16:45

On parle beaucoup actuellement des thérapies comportementales concernant les phobies diverses. Si cette approche permet de dépasser des symptômes gênants voire handicapants, elle peut, dans certains cas, refouler le véritable problème dans l'inconscient avec le risque (plus que probable) que celui-ci réapparaisse autrement, de façon de plus en plus violente.


C'est quelque chose dont on m'a effectivement informé tout récemment. "On" c'est d'une part un kiné/osthéo que j'ai été voir, et d'autre part un Psychomotricien. Non, amis colopathes, on a pas besoin d'aller voir un Psychomotricien hein, c'est mon beau-père :-)

Et quelque part ce phénomène de tranfert du "mal" n'a t-il pas déjà eu lieu chez moi ? Maintenant que je sais qu'en prenant quelques précautions + du lopéramide mon ventre m'inquiète moins, comme par hasard voici que d'autres troubles se manifestent dans certain contextes sociaux (nausées, malaises, files d'attente, endroit surpeuplé, tout ça...).

C'est un peu comme si j'étais simplement atteint par une malédiction, laquelle se sent obligée de se manifester pour me pourrir la vie d'une façon ou d'une autre.

Je me sens énormément concerné par le texte que tu as posté Api, je t'en remercie, car c'est le genre de petit élément qui me poussera à aller consulter un psychiatre, une démarche qui ne me paraissait pas naturelle jusqu'à il Y a peu ...

"Ces peurs qui ont une apparence «irrationnelle» et qui nous empoisonnent la vie."


C'est moi. Avoir assimilé le reflexe d'avoir peur (et donc d'ouvrir une voie royale aux malaises/nausées) dans des situations ridiculement banales, c'est bien ce que je me permets de qualifier de peur "irrationnelle" dans le sens où elle n'a médicalement rien à faire ici. L'émétophobie je connaissais, et dans la pratique je me demandes si je suis pas en train de m'engager vers un doublé émétophobie/laxophobie, si je ne fais rien pour retourner la situation ...

Reste que je n'ai pas envie de confier TOUT ce que j'ai en moi ... j'espère que je ne me construirais pas de frontières inutiles entre mon amour-prore et l'éventuelle clé de ma guérison. Pour ne rien arranger, je fais parti de ces gens qui estiment qu'ils n'ont aucun traumatisme conscient à déclarer. Certains se reconnaitront surement aussi ! La phrase qui me rassure étant celle-ci :

L'essentiel ici n'est pas qu'il (le psy) identifie lui-même le problème exact, mais plutôt qu'il amène son client à se détourner du symptôme pour en rechercher la cause réelle.


Balaise sera toutefois l'homme ou la femme qui convaincra mon subconscient que le divorce de mes parents est à l'origine de ce que je subis aujourd'hui :whistle:

Personne n'a de témoignages post-visite psychiatrique, ici ?

En tout cas, le psychiatre le plus proche de chez moi est membre de l'association française de thérapie cognitive et comportementale, mais bon, sur sa carte de visite de clinique il est écrit "Psychiatre" tout court, j'en déduis donc qu'en allant voir cette personne, j'aurais à faire à quelqu'un qui manie les deux approches et qui saura quelle méthode est la mieux pour moi.

En vous souhaitant une bonne soirée !
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Message par Viny » Jeu 12 Oct 2006, 22:25

Interessant - je n'avais pas vu ce sujet.

Moi, je consulte un hypnotherapeute qui est membre de l'institut francais d'hypnose ericksonienne et programmation neuro linguistique. Je suis allée le voir 2 fois et j'y retourne samedi pour un 3è RDV. Son approche a effectivement été de dire mes troubles était un signal d'alarme et ceci l'illustre bien:

Nous dirons, comme les psychologues déjà consultés l'ont affirmé, que l'angoisse et la peur constante de vomir sont un «signal d'alarme». En d'autres mots, ce sont des réactions qui servent à attirer l'attention sur quelque chose qui ne va pas dans notre vie (autre chose que le symptôme lui-même, même s'il est très inconfortable).


Nous avançons petit à petit mais c'est pas facile de se confier
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TCC

Message par Webbiz » Ven 13 Oct 2006, 4:27

Moi je commence ma TCC mercredi + traitement Solian et clomipramine, je tiendrai un journal de bord dès demain, débu du traitement. Vendredi 13 (enfin on y est il est 5h23) ça devrait me porter chance pour que ça marche lol !!!!
A +

Et bonjour à tous ceux que je ne connais pas encore ici !!!
"On ne possède rien, jamais, qu'un peu de temps" - Eugène Guillevic, Executoire
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Message par Cololo » Lun 06 Nov 2006, 17:14

Psychologue ou Pyschiatre ?
Mon médecin m'a dit que la différence résidait dans le fait que le psychiatre est médecin, peut prescrire des médocs et en général ne parle pas des masses. Il est remboursé par la sécu.
Lequel me faut-il ?
Lui m'a conseillé le psychologue pour parler...
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Message par Zackoune » Lun 06 Nov 2006, 19:04

J'aurai tendance a conseiller les deux pour une prise en charge optimale.

Maintenant, si ton generaliste est d'accord pour jouer le rôle de prescripteur pourquoi pas se passer du psychiatre.
Mais il faut que ton generaliste soit beton avec les psychotropes, qu'ils ne te laissent pas les anxiolytiques trop longtemps et qu'il puisse te remettre en question regulierement quant a ton traitement.

Bref,
Le choix t'appartient.

Mais quand tu as mal aux dents, a qui fais tu le plus confiance ?
Ton generaliste ou ton dentiste ?
Il faut te poser la problematique de la meme facon avec la psychiatrie.
Qui te soignera le mieux, un généraliste ou un psychiatre dont c'est le métier ?

Après le psychologue est lui indispensable pour se liberer de ses demons, travail que le psychiatre n'aura pas le temps ni l'envie de faire.
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